
Guillaume
Barbier associé · Les Garçons Barbiers Champs-Élysées
Du bâtiment au fauteuil
Tout commence par une petite rébellion domestique : lassé que sa mère le coiffe, Guillaume prend la tondeuse lui-même. Il a 13 ans, et le résultat est assez convaincant pour qu'il continue. Quelques années plus tard, apprenti dans le bâtiment, il coupe les cheveux de ses collègues entre deux chantiers. Un stage d'un week-end dans un salon, un concours de la Haute Coiffure Française suivi de près, et la voie est tracée : il termine sa formation en maintenance du bâtiment, puis enchaîne directement sur un CAP coiffure à Angers, complété par un Brevet Professionnel entre Angers et Paris.
L'Instagram qui change tout
À Paris, Guillaume publie ses coupes sur Instagram. C'est là que Thierry, le fondateur des Garçons Barbiers, le repère et le contacte. Le courant passe : même idéologie du barbershop, ce lieu où la gent masculine se retrouve chez elle, avec ses conversations et ses codes. Guillaume devient responsable du premier salon, rue Saint-Lazare, pendant près de trois ans, passe ensuite par Châtelet, puis franchit le grand cap : ouvrir le salon de la rue Marbeuf, près des Champs-Élysées, en partenariat avec Thierry.
Marbeuf : la courette, les habitués et le chien
Ce que Guillaume aime rue Marbeuf ? Le prestige du quartier, bien sûr, mais surtout le secret de l'adresse : une porte d'immeuble haussmannien tout ce qu'il y a de plus classique, un hall à traverser, et le salon apparaît dans une courette arborée, avec ses plantes vertes et son banc où les clients prennent un café en attendant leur tour. L'agitation des Champs reste dehors. L'ambiance y est familiale et amicale, à tel point que sa clientèle est presque entièrement composée d'habitués devenus des proches. Et si vous croisez un chien dans le salon, c'est le sien : un luxe que seule la courette permet.
Sa signature : les coupes rétro et la vitesse
La spécialité de Guillaume, ce sont les coupes des années 50 : side part, dégradés à blanc, pompadour brillant à l'ancienne. Sa règle d'or tient en une phrase : « Le but d'une coupe, c'est de rendre le visage ovale. » Son geste signature, lui, se mesure en minutes : une vitesse d'exécution qui impressionne ses collègues, pour un résultat toujours net. Et son conseil le plus répété au fauteuil est d'une simplicité désarmante : un coup de peigne le matin. Avec les bons produits, c'est tout ce qui sépare une coupe qui tombe bien d'une journée à se plaindre de ses cheveux.
Hors du salon
Quand il ne coupe pas, Guillaume enfile les gants : MMA et boxe anglaise, en sparring assidu. Une discipline et une précision qui ne sont pas sans rappeler sa façon de travailler.
